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Installer Meshamoto, relier vos machines, et faire entrer vos amis. Comptez dix minutes pour la première fois, une pour les suivantes.

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  1. Installer
  2. Le premier écran : deux chemins
  3. Inviter vos amis
  4. Lire le salon
  5. Reprendre la main : expulser, changer le mot de passe
  6. Quand ça coince

1. Installer

Meshamoto fonctionne sur Windows 10/11 et sur Linux. Il n'existe pas de version macOS ni mobile.

Une seule personne doit préparer le réseau

Celle qui héberge la partie, en général. Les autres n'ont qu'à coller le code qu'elle leur enverra — elles n'ont rien à configurer, pas même l'adresse du serveur.

2. Le premier écran : deux chemins

Au tout premier lancement, Meshamoto n'affiche pas un formulaire mais un écran d'accueil avec deux chemins. Choisissez selon votre rôle.

« Un ami m'a envoyé un code »

Le cas le plus simple, et celui de la majorité des gens. Collez le code reçu (il commence par MESHA1-) et c'est tout : adresse du serveur, nom du réseau et mot de passe y sont déjà. Le champ réagit à la frappe et affiche le nom du réseau qu'il reconnaît — s'il dit que le code est incomplet, c'est presque toujours un copier-coller tronqué.

« Héberger mon réseau sur cette machine »

Le parcours complet, en un clic : Meshamoto démarre le serveur de mise en relation sur votre machine, propose un nom de réseau dérivé du nom de votre ordinateur, génère un mot de passe, crée le réseau, puis vous affiche le code d'invitation à envoyer.

Le mot de passe est généré plutôt que laissé à votre choix, et il évite les caractères qu'on confond à l'oral (i/l/1, o/0) pour rester dictable. Vous n'avez de toute façon pas à le retenir : le code d'invitation le transporte.

Pour que vos amis vous joignent depuis l'extérieur de chez vous, il faut en plus ouvrir un port sur votre box et disposer d'un nom de domaine — tout cela est expliqué dans Héberger son serveur.

Ou bien : utiliser notre serveur

Si vous préférez ne rien héberger, choisissez « Utiliser le serveur Meshamoto » : l'adresse se remplit toute seule. Il vous faut alors une clé d'essai, gratuite, à demander depuis la page d'accueil. Le trafic de vos parties ne passe pas par ce serveur — il ne sert qu'à présenter vos machines les unes aux autres.

Si vous saisissez l'adresse à la main, c'est https://meshamoto.ca, avec le https:// et sans numéro de port. Écrire meshamoto.ca:443 échoue : sans le schéma, la connexion part en clair vers un port chiffré.

L'accueil revient si vous en avez besoin

Il s'affiche tant qu'aucun réseau n'a été rejoint — donc aussi après une réinstallation, précisément quand on a de nouveau besoin d'être guidé. Le bouton « Revoir l'accueil » le rouvre à tout moment.

3. Inviter vos amis

Le bouton « Copier le code d'invitation » produit une chaîne unique d'environ 150 caractères qui porte l'adresse du serveur, le nom du réseau et son mot de passe. Envoyez-la comme vous voulez : elle survit à un collage dans une conversation, les espaces, coupures de ligne et caractères rognés par les messageries étant tolérés.

L'adresse inscrite dans le code n'est pas forcément celle que vous voyez à l'écran, et c'est voulu. Quand vous hébergez chez vous, votre propre champ « Serveur » indique la boucle locale — la transmettre enverrait chacun se connecter à sa propre machine. Meshamoto choisit donc l'adresse utile à vos invités.

Ce code contient le mot de passe du réseau

Il n'expire pas tout seul : quiconque le lit peut entrer. C'est exactement le niveau de sécurité d'un mot de passe envoyé par message, en supprimant les fautes de frappe — partagez-le avec le même soin, et évitez les salons publics et les captures d'écran.

Il est en revanche révocable à tout moment : voir plus bas.

4. Lire le salon

Une fois connecté, chaque machine du réseau apparaît sur une ligne. Les colonnes qui comptent :

« Sans réponse » ne veut pas dire « éteint »

Beaucoup de jeux ne parlent tout simplement pas le protocole d'interrogation, et certains cessent d'y répondre quand ils sont vides. C'est pour ça que le libellé dit « sans réponse » et jamais « hors ligne » : affirmer l'extinction serait dire plus que ce qu'on sait.

Un clic droit sur un pair propose « Parcourir les fichiers (SMB) », qui ouvre l'explorateur de votre système sur son partage réseau, et « Expulser du réseau ».

En bas à droite, la version. Comparez-la à celle de vos amis quand un comportement diffère d'une machine à l'autre : la dérive de versions est une cause de panne fréquente et difficile à voir autrement.

5. Reprendre la main

Deux actions, et l'ordre entre elles compte.

  1. Expulser du réseau Par un clic droit sur le pair. Sa connexion est fermée immédiatement et il disparaît de la liste de tout le monde.
  2. Changer le mot de passe Le bouton voisin de celui de l'invitation. Il génère un nouveau mot de passe, ce qui invalide d'un coup tous les codes déjà distribués, et vous propose aussitôt le nouveau code à envoyer.

Pourquoi cet ordre : un pair expulsé qui connaît encore le mot de passe peut revenir aussitôt — c'est la seule identité du produit. Inversement, changer le mot de passe seul n'expulse personne : il garde la porte d'entrée, pas les tunnels déjà ouverts.

« Supprimer le réseau » l'efface définitivement avec tous ses membres. C'est la seule action irréversible de l'interface, et elle demande de retaper le nom du réseau pour confirmer.

6. Quand ça coince

Meshamoto essaie de nommer la cause plutôt que d'afficher « déconnecté ». Trois réflexes avant de chercher ailleurs :

Si votre propre tunnel tombe — pilote remplacé par une mise à jour, service arrêté — vous n'avez rien à faire : Meshamoto le détecte au cycle suivant et le remonte seul.

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